Vous venez de jointoyer votre terrasse et voilà que le ciel se couvre. Mauvaise nouvelle ? Pas forcément, si vous connaissez les bons délais et les bons gestes. Le séchage d’un joint de carrelage extérieur prend entre 24 et 72 heures selon le produit et la météo. Voici tout ce qu’il faut savoir pour éviter de refaire le travail.
Combien de temps faut-il avant que la pluie ne pose plus de problème ?
La question que tout le monde se pose : à partir de quand la pluie ne peut plus abîmer les joints fraîchement posés ?
Pour un joint ciment traditionnel, comptez au minimum 24 heures avant qu’il résiste à une pluie légère. Par temps humide ou frais, ce délai s’étire facilement à 48-72 heures. Un joint époxy, lui, développe une résistance à l’eau dès 12 heures, même si sa solidité définitive demande 48 heures. Quant au silicone, une pellicule protectrice se forme en 6 heures, mais un séchage complet réclame 24 à 48 heures.
Règle de base : si la pluie tombe dans l’heure qui suit la pose, les joints ciment sont à refaire. L’eau dilue le mortier encore frais et empêche sa prise.
Ce qui ralentit (ou accélère) le séchage
Délai avant pluie selon les conditions
Délais avant la première pluie sans risque. Compter 7 jours pour une résistance complète.
Trois facteurs font toute la différence dans la durée réelle de séchage.
La température : entre 15 et 25°C, le séchage se déroule de façon homogène. En dessous de 5°C, la prise se bloque. Au-delà de 30°C, la surface durcit trop vite et les microfissures guettent.
L’humidité ambiante : un taux élevé ralentit l’évaporation de l’eau contenue dans le mortier. Par temps de brouillard ou après une averse, ajoutez systématiquement 24 heures aux délais habituels.
L’épaisseur et la largeur des joints : des joints larges ou profonds retiennent l’eau plus longtemps. Plus le joint est généreux, plus le séchage en profondeur sera lent. Un dosage eau-matière trop liquide au moment du gâchage aggrave encore la situation.
Quel type de joint choisir pour une terrasse exposée aux intempéries ?
Si votre terrasse reçoit souvent la pluie, le choix du joint n’est pas anodin.
Le joint époxy est la solution la plus robuste : imperméable dès la prise initiale, résistant aux variations de température et aux produits chimiques. Plus exigeant à poser (dosage précis indispensable), il reste le meilleur allié pour un extérieur soumis aux intempéries fréquentes.
Le joint ciment amélioré, enrichi en résines ou traité hydrofuge, constitue une alternative accessible. Il sèche moins vite que l’époxy mais offre une bonne résistance une fois sec, surtout si vous lui appliquez un scellant après la prise complète. Pour les bords et les joints de dilatation, un mastic polyuréthane conserve son élasticité dans le temps, un vrai plus quand les températures varient.
Protéger les joints frais quand la pluie menace
Poser une bâche tendue au-dessus de la zone travaillée, sans contact direct avec les joints, suffit à protéger votre travail lors d’une averse imprévue. La bâche doit laisser respirer la surface : pas de film plastique collé sur les joints frais.
Quelques astuces supplémentaires pour accélérer le séchage quand les conditions sont défavorables :
- Installer une source de chaleur douce à bonne distance (pas de chaleur directe)
- Ajouter un accélérateur de prise compatible avec votre type de joint
- Créer une légère circulation d’air autour de la zone (ventilateur en périphérie)
Et après les travaux ? Attendez au moins une semaine avant le premier nettoyage approfondi. Pour les joints ciment, un traitement hydrofuge à renouveler tous les 2-3 ans renforce leur imperméabilité sur la durée. Les joints époxy et silicone s’en passent.







